VP 18 – Circuit de l'Oust et de Lanvaux
Randonnée • Malestroit
Ce circuit fait découvrir Malestroit, Petite Cité de Caractère aux maisons à pans de bois, et la légende de la dame blanche du canal. Il longe l’ancienne voie ferrée « la V3 Saint-Malo-Rhuys », surnommée la ligne de Cayenne par les cheminots qui redoublaient d’efforts à l’approche des landes de Lanvaux.
Le parcours côtoie la Claie, rivière de 63 kilomètres classée en première catégorie, qui traverse treize communes du Morbihan. C’est au port d’Oust que fut déchargé, en 1977, le dernier chargement de sable sur le canal de Nantes à Brest.
Surnommée la perle de l’Oust, Malestroit est une ravissante Petite Cité de Caractère bâtie sur les rives du canal de Nantes à Brest. Son cœur médiéval séduit par ses maisons à pans de bois aux façades sculptées de personnages truculents, et par son église Saint-Gilles, fondée au XIIIe siècle. Au fil des ruelles pavées, le promeneur croise échoppes anciennes, placettes et détails de pierre ou de bois qui racontent des siècles d’histoire. Le circuit relie ce patrimoine urbain à la nature toute proche, le long du canal et de ses chemins de halage, offrant un bel équilibre entre découverte culturelle et balade au grand air.
Malestroit cultive aussi sa part de légende avec la fameuse dame blanche du canal. La tradition raconte qu’Ermengarde, fille du seigneur Alain de Malestroit, aurait sauvé son père traqué par les soldats du roi en attirant ces derniers vers les eaux, où ils auraient disparu dans un gouffre sans fond. Depuis, les habitants donnent le nom de dame blanche à la brume légère qui se forme au petit matin sur le canal, comme un souvenir fantomatique de cette ruse. Ce récit, mêlant histoire et merveilleux, ajoute une note mystérieuse aux promenades matinales le long de l’eau.
Le tracé emprunte une portion de l’ancienne voie ferrée reliant Saint-Malo à la presqu’île de Rhuys, aujourd’hui reconvertie en voie verte ouverte aux marcheurs et aux cyclistes. Les cheminots la surnommaient la ligne de Cayenne, tant les pentes à l’approche des landes de Lanvaux leur demandaient d’efforts. Plus loin, le canal de Nantes à Brest garde la mémoire d’une intense activité de transport : c’est au port d’Oust que fut déchargé, en 1977, le tout dernier chargement de sable acheminé par voie d’eau. La Claie, rivière de soixante-trois kilomètres réputée pour ses poissons, complète ce paysage façonné par l’eau.
Le canal est jalonné d’écluses, ouvrages indispensables pour permettre aux bateaux de franchir les différences de niveau. L’écluse à sas repose sur un principe ingénieux : on enferme l’embarcation dans un bassin fermé par des portes, puis on fait monter ou descendre le niveau de l’eau pour la hisser ou l’abaisser doucement, d’un bief à l’autre. Ce dispositif, qui a révolutionné la navigation fluviale, équipe l’ensemble du canal de Nantes à Brest. Le long du parcours, l’une de ces écluses se distingue tout particulièrement par son ancienneté et son intérêt historique.
On y découvre aussi l’écluse de Beaumont, du XVe siècle, qui fut l’une des premières écluses à sas de France.