Locoal Mendon – Circuit Ty Er Chir – Kernours

Randonnée • Locoal-Mendon

Facile et balisé en jaune, ce circuit intercommunal relie Locoal-Mendon à Belz. Il permet la découverte des chapelles de Sainte-Marguerite et de Kernours.

Le parcours offre un aller-retour possible vers le Dolmen de Mané Bihan, tombe coudée du Néolithique, et passe à proximité des Dolmens de Mané Braz, classés Monuments Historiques. Ces tombes ont été fouillées puis restaurées par Zacharie Le Rouzic en 1924.

Le pays d’Auray, que traverse ce circuit reliant Locoal-Mendon à Belz, compte parmi les territoires les plus riches de Bretagne en monuments mégalithiques. Bien avant l’apparition des chapelles et des villages, des populations néolithiques y ont dressé dolmens, tombes à couloir et tumulus, témoins d’une civilisation ancienne tournée vers le culte des morts et l’observation du ciel. Marcher sur ces chemins, c’est cheminer à travers plusieurs millénaires d’histoire humaine, dans un paysage où la pierre dressée dialogue avec le bocage et la lande. Cette densité exceptionnelle de vestiges fait de la région un véritable conservatoire à ciel ouvert, prolongeant vers le nord les célèbres alignements de Carnac et offrant au promeneur curieux une plongée saisissante dans la préhistoire bretonne.

Le dolmen de Mané Bihan, accessible par un aller-retour depuis le circuit, illustre parfaitement ce patrimoine. Cette tombe coudée, ceinte d’un tumulus circulaire bordé de pierres dressées, fut explorée au cours du dix-neuvième siècle avant d’être restaurée. Tout proche, le site de Mané Braz réunit plusieurs dolmens, dont l’un présente une chambre à couloir et un pilier gravé soutenant la dalle de couverture. Ces monuments, classés au titre des Monuments historiques, comptent parmi les plus intéressants du secteur. Leurs dalles massives, posées il y a des millénaires, continuent d’intriguer par la prouesse technique qu’elles représentent. Le promeneur prend ici la mesure du savoir-faire des bâtisseurs néolithiques et de la pérennité d’un patrimoine que les siècles n’ont pas effacé.

La restauration de ces tombes en 1924 est l’œuvre de Zacharie Le Rouzic, figure majeure de l’archéologie bretonne. Originaire de Carnac, cet autodidacte passionné consacra sa vie à l’étude, à la fouille et à la sauvegarde des mégalithes du Morbihan, devenant conservateur du musée de Carnac qui porte aujourd’hui partiellement son nom. Son travail méthodique a permis de préserver et de comprendre des centaines de monuments qui, sans lui, auraient pu disparaître ou tomber dans l’oubli. En parcourant ce circuit, le visiteur marche dans les pas de ce chercheur qui a tant fait pour la connaissance du néolithique armoricain. Sa mémoire plane sur ces pierres redressées, rappelant que le patrimoine que l’on admire résulte aussi d’un patient effort de transmission.

Le circuit ne se limite pas aux mégalithes : il dévoile aussi la riche tradition des chapelles et fontaines de dévotion qui ponctuent la campagne bretonne. La chapelle Sainte-Marguerite, élevée au dix-septième siècle, et sa fontaine voisine témoignent de la ferveur populaire qui animait autrefois ces paroisses rurales. Un peu plus loin, la chapelle Notre-Dame de la Clarté de Kernours, datée de la fin du dix-septième siècle, ajoute une note de sérénité au paysage. Ces édifices modestes mais touchants, souvent associés à une source réputée bienfaisante, rappellent l’attachement des Bretons à leurs saints protecteurs. Nichées dans la verdure, entourées de leurs placîtres et de leurs vieux arbres, elles offrent au marcheur autant de haltes paisibles propices au recueillement et à la découverte.

Aux portes de ce circuit s’ouvre la ria d’Étel, vaste bras de mer aux contours découpés dont les eaux pénètrent profondément dans les terres. Locoal-Mendon, presque entourée par les eaux, et la commune voisine de Belz partagent ce paysage amphibie où alternent rivages, parcs ostréicoles et petits ports. Cette proximité maritime confère à la balade une dimension supplémentaire, mêlant patrimoine préhistorique, religieux et littoral. Le terrain, facile et accessible, convient parfaitement à une sortie en famille ou à une découverte tranquille du sud Morbihan. Entre pierres millénaires, chapelles fleuries et reflets de la ria, ce coin de Bretagne se révèle d’une étonnante diversité, idéal pour qui aime conjuguer effort modéré, nature préservée et richesses culturelles au fil des chemins.

On y découvre aussi la fontaine et la chapelle Sainte-Marguerite, construite au XVIIe siècle, ainsi que la chapelle Notre-Dame de la Clarté de Kernours, datée de la fin du XVIIe siècle.