Circuit du Guelhouit

Randonnée • Melrand

Au départ de la place de l’Église à Melrand, ce circuit de 9 km demande environ 2h30 de marche et présente un niveau moyen. Il traverse la vallée boisée de la Sarre, classée Natura 2000, dont la richesse naturelle accueille notamment loutres et mulettes perlières.

En chemin, la randonnée mène à la chapelle Notre-Dame du Guelhouit et à sa scala, ainsi qu’au calvaire de Saint-Isidore, finement sculpté par les frères Cadeboche. Le nom Guelhouit signifie « Toute-Puissance » en breton.

Melrand est une commune profondément rurale du Centre Morbihan, posée sur les hauteurs qui dominent la vallée du Blavet. C’est de là que rayonnent deux itinéraires de randonnée balisés, le circuit « de l’An Mil » et le circuit « du Guelhouit », qui invitent à parcourir une campagne de bocage, de bois et de vallons préservés. Le tracé, sans difficulté majeure mais soutenu, fait alterner chemins creux, sous-bois et passages plus ouverts, dans une atmosphère paisible où l’on croise davantage de chevreuils que de promeneurs. C’est une belle manière de prendre le pouls d’une Bretagne intérieure restée fidèle à elle-même, à l’écart des grands flux touristiques.

Melrand doit une partie de sa renommée à son Village de l’An Mil, l’archéosite de Lann-Gouh. On y découvre les vestiges d’un véritable village médiéval, mis au jour à partir de 1902 sur un plateau dominant le Blavet : une quinzaine de bâtiments organisés autour d’une place centrale dotée d’un four à pain, où les maisons abritaient sous un même toit les hommes et leurs bêtes. Devenu un site de plein air, le lieu fait revivre, grâce à l’archéologie expérimentale, le quotidien des paysans de l’an mil, avec une ferme reconstituée, un jardin riche d’une centaine de plantes médiévales, médicinales et tinctoriales, et des animaux de races rustiques.

La vallée de la Sarre, que traverse le circuit, est un autre joyau du secteur. Cette rivière, affluent du Blavet, coule au fond d’une vallée boisée classée Natura 2000 pour la qualité de ses milieux. On y trouve la loutre, discrète et farouche, mais aussi la mulette perlière, une moule d’eau douce devenue très rare en Europe, qui ne survit que dans les rivières les plus pures et les mieux oxygénées. La présence de ce coquillage exigeant témoigne à elle seule de la santé du cours d’eau, et fait de la vallée un sanctuaire pour une faune et une flore d’une grande richesse.

Le patrimoine religieux ponctue agréablement la marche. La chapelle Notre-Dame du Guelhouit, dont le nom signifie « Toute-Puissance » en breton, se distingue par sa scala, cet escalier de dévotion que les pèlerins gravissaient lors des pardons. Non loin, le calvaire de Saint-Isidore, finement sculpté par les frères Cadeboche, rend hommage au saint patron des laboureurs, figure familière de cette terre de tradition agricole. Ces édifices modestes mais touchants disent la ferveur ancienne d’un pays où chaque hameau avait sa chapelle et sa fontaine, et où les croix de pierre jalonnaient les chemins.

Entre archéologie, nature protégée et ferveur populaire, la randonnée tisse ainsi un fil qui relie le présent aux temps les plus reculés, et l’on revient de cette boucle avec le sentiment d’avoir effleuré plusieurs Bretagne à la fois.

Entre patrimoine et nature préservée, ce parcours offre une belle immersion dans la Vallée du Blavet, dont l’Office de tourisme détaille les itinéraires de randonnée.