09. Circuit de l'église Saint-Mériadec et de la chapelle Saint-Molvan
Randonnée • Pontivy
À Pontivy, ce circuit fait découvrir le bourg de Stival et ses chemins creux environnants. Le nom de Stival vient du breton « stivell », qui signifie source ou fontaine, rappelant le caractère du lieu.
Érigé en commune en 1789, le bourg fut rattaché à Napoléonville, ancien nom de Pontivy, par décret impérial en 1805. Son histoire se lit dans son patrimoine architectural.
Le joyau de Stival reste son église Saint-Mériadec, longtemps simple chapelle avant de devenir église paroissiale au XXe siècle. Édifiée dans la seconde moitié du XVe siècle puis remaniée au XIXe, elle abrite un ensemble patrimonial d’une grande richesse. Le chœur conserve des peintures murales réalisées au tournant du XVe siècle, qui retracent la vie de saint Mériadec, figure vénérée localement. Le mobilier intérieur, organisé autour d’un autel à baldaquin et complété de retables en bois polychrome du XVIIe siècle, témoigne de la ferveur des siècles passés. Avant de reprendre les chemins creux, prendre le temps de pousser la porte de cet édifice, c’est s’offrir un véritable voyage dans l’art religieux breton.
Les amateurs de vitraux y trouveront un trésor particulier : deux verrières du XVIe siècle, dont l’une consacrée à un arbre de Jessé et l’autre au cycle de la Passion. La verrière du bras sud du transept, datée de 1552, déploie une suite de scènes finement composées qui comptent parmi les plus beaux exemples du vitrail Renaissance dans le secteur. La lumière qui traverse ces panneaux colorés transforme l’intérieur de l’édifice au fil de la journée et récompense le visiteur attentif. Ces vitraux racontent, à hauteur de regard, la culture et les croyances de la Bretagne du XVIe siècle, et constituent à eux seuls une bonne raison de faire étape à Stival lors de la balade.
À l’église se rattache aussi une curiosité étonnante, parfois appelée la « cloche de saint Mériadec ». Il s’agit d’une clochette ancienne, traditionnellement datée du haut Moyen Âge, longtemps associée à une croyance populaire de guérison : on la posait, dit la tradition, sur la tête des personnes souffrant de troubles de l’ouïe dans l’espoir d’un soulagement. Ce type de petite cloche en métal, parfois nommé « clochette à main » des saints bretons, renvoie à un fond de dévotions et de pèlerinages très ancien en Bretagne. Au-delà de l’anecdote, cet objet rappelle combien le sacré et le quotidien se mêlaient dans la vie des paroisses, et combien les saints fondateurs y tenaient une place protectrice et familière.
Mais le circuit ne se limite pas au seul patrimoine bâti : il déroule surtout ses chemins creux, ces voies anciennes encaissées entre deux talus boisés, bordées de chênes, de châtaigniers et de fougères. Ombragés et frais, ces sentiers offrent une marche agréable en toute saison et abritent une petite faune discrète, des oiseaux des haies aux insectes des sous-bois. Ce maillage bocager, typique du centre Bretagne, raconte une longue histoire agricole faite de parcelles closes et de chemins reliant les hameaux. En sous-bois, le marcheur retrouve le calme et la pénombre verte qui font le charme des balades intérieures du Morbihan, loin de l’agitation, au plus près d’un paysage façonné patiemment par des générations de paysans.
Le nom même de Stival, issu du breton « stivell » qui désigne une source ou une fontaine, dit assez le lien intime du lieu avec l’eau et la terre. Ce petit bourg, érigé en commune en 1789 avant d’être rattaché à Pontivy au début du XIXe siècle, a su conserver une identité propre que la promenade révèle au fil des pas. Entre la richesse de son église, le mystère de ses dévotions anciennes et la douceur de ses chemins creux, le circuit compose un condensé attachant de l’âme du pays de Pontivy. C’est dans cet esprit, mêlant patrimoine et nature, que la balade trouve tout son sens et invite simplement à savourer l’instant.
Les passionnés de vieilles pierres et de chemins creux en sous-bois trouveront ici leur bonheur, au fil d’une balade paisible aux portes de Pontivy.