Crac'h – Circuit cyclo – Circuit de la rivière d'Auray
Vélo & cyclotourisme • Crach
Facile et praticable toute l’année, ce circuit cyclo de Crac’h conduit vers la rivière d’Auray, l’un des sites remarquables de la commune. Le départ se fait place Le Mené, face à la mairie.
Le parcours mène au Fort Espagnol, qui offre un beau point de vue sur le Golfe du Morbihan. Anciennement Fort Sainte-Marie, ce petit port prit le nom de « Fort Espagnol » à la suite d’une occupation espagnole de huit ans, de 1590 à 1598.
À quelques tours de roue d’Auray et de la Trinité-sur-Mer, la commune de Crac’h s’étire entre terre et mer, bordée par la rivière d’Auray. Ce cours d’eau, appelé aussi le Loch, n’est pas une rivière ordinaire : c’est une ria, un ancien vallon envahi par la mer, qui se découvre et se remplit au rythme des marées avant de rejoindre le Golfe du Morbihan. Praticable toute l’année et sans difficulté, ce circuit cyclo invite à longer ses rives découpées, ponctuées de petits ports, de cales et de parcs à huîtres. Au départ de la place Le Mené, il dévoile en douceur l’un des plus beaux paysages maritimes de la commune.
Le parcours conduit jusqu’au Fort Espagnol, dont le nom rappelle un épisode marquant de l’histoire bretonne. À la fin du XVIe siècle, durant les guerres de la Ligue, le roi Philippe II d’Espagne envoya des troupes soutenir le parti catholique en Bretagne. Dès 1590, des soldats commandés par Juan del Águila s’installèrent dans la région et établirent un poste fortifié sur le Loch, à Crac’h. Officiellement appelé Fort Sainte-Marie, il fut bientôt surnommé Fort Espagnol par la population. Les Espagnols tenaient alors aussi Vannes, Auray et Blavet, où ils édifièrent la citadelle de Port-Louis, contrôlant ainsi tout le littoral.
Ce verrou stratégique commandait l’accès à Auray par la mer, position d’autant plus précieuse que la presqu’île, à l’entrée de la rivière, était fréquentée depuis l’Antiquité, au temps des Vénètes puis des Romains. L’occupation espagnole dura huit ans et ne prit fin qu’avec la paix de Vervins, signée en 1598 : les soldats quittèrent les lieux à la fin du mois d’août de cette année-là. Aujourd’hui, le fort a perdu son rôle militaire et n’offre plus qu’un magnifique belvédère sur le Golfe du Morbihan, ses îles et ses eaux scintillantes, où le regard se perd avec délice.
La rivière d’Auray est aussi réputée pour ses huîtres, élevées de longue date dans ses eaux mêlées d’eau douce et d’eau de mer, qui leur donnent une saveur recherchée. Tout au long de l’estran, les parcs et les tables ostréicoles dessinent un paysage caractéristique, témoin d’un savoir-faire transmis de génération en génération. Le circuit longe d’anciens sites consacrés à cette activité, rappelant l’importance de la conchyliculture dans l’économie locale. Entre patrimoine militaire, beauté des rives et culture maritime, la balade compose un véritable condensé de l’identité de Crac’h, à savourer à son rythme.
Le circuit passe aussi par Loqueltas, où plusieurs chantiers ostréicoles étaient autrefois en activité, et par le calvaire de Kerherneigan, avant un retour sécurisé par la piste vélo le long de la RD28.