Circuit du chaperon rouge (n°3)
Randonnée • Monteneuf
Ce circuit invite à découvrir l’étang du Chaperon Rouge. Sur le côté de la digue se trouve le refuge du « Bonnet Rouge », un siège taillé dans la pierre par un révolutionnaire, curiosité chargée d’histoire.
Au nord de l’étang de Quéhéon, on a parfois la chance d’observer gentianes, droséras — fleurs protégées — et au moins trois variétés de bruyère. À la Loge Morinais se découvrent une charmante allée couverte et une grande diversité de faune et de flore.
Le circuit prend racine à Monteneuf, commune des confins du Morbihan blottie aux portes de la forêt de Brocéliande, dans un pays de landes et de bois chargé de légendes. Le village est avant tout célèbre pour ses Pierres Droites, l’un des plus importants sites mégalithiques du centre de la Bretagne. Sur ces landes, les premiers paysans de la région ont dressé, entre 4 500 et 3 000 ans avant notre ère, plus de quatre cents menhirs taillés dans le schiste pourpre local. Alignés en plusieurs files orientées d’est en ouest, ces blocs patinés de lichen témoignent d’une occupation humaine remontant aux origines de l’histoire.
Longtemps couchés et dissimulés sous la végétation, ces menhirs ont été redécouverts puis étudiés par les archéologues. Une quarantaine d’entre eux ont été relevés et remis dans leur position d’origine, parfois à l’occasion de chantiers d’archéologie expérimentale cherchant à comprendre comment les hommes du Néolithique déplaçaient et dressaient de telles masses de pierre. Librement accessible et ouvert toute l’année, le site se parcourt par un réseau de sentiers qui serpentent entre les blocs émergeant du tapis de bruyère et d’ajoncs. La promenade mêle ainsi émotion archéologique et plaisir de la marche, dans une lande aux couleurs changeantes selon les saisons.
Autour des étangs, le paysage conjugue mémoire des bâtisseurs et nature préservée. Outre l’allée couverte de la Loge Morinais, le promeneur croise le dolmen de la Maison Trouvée, autre sépulture collective du Néolithique dont le nom évoque déjà l’imaginaire des contes. Car ici, à la lisière de Brocéliande, réalité archéologique et légendes se mêlent volontiers : les noms de Chaperon Rouge et de « Bonnet Rouge » entretiennent ce climat de mystère propre aux grandes landes bretonnes. Les milieux humides et les boisements qui bordent le parcours abritent une faune et une flore variées, faisant de chaque étang une halte vivante et apaisante.
Au-delà du domaine des mégalithes, l’itinéraire quitte peu à peu les landes pour gagner un secteur plus encaissé et boisé. Le chemin suit alors le fil d’un petit cours d’eau qui a façonné un vallon intime, où alternent pentes ombragées et clairières. Ce changement d’ambiance, du grand large des landes ouvertes à l’intimité d’une vallée verdoyante, fait tout l’attrait de la seconde partie de la boucle. C’est dans ce repli de terrain que se cachent d’autres témoins du passé et un belvédère apprécié des marcheurs, points d’orgue qui précèdent le retour vers le point de départ.
Dans la vallée de l’Oyon se dressent le tombeau des Rochettes, tertre tumulaire de l’âge du bronze, et la Tête de Gore, belvédère dominant le cours de l’Oyon. Le parcours rejoint enfin l’étang de la Priaudais.