Fal Ben

Croisières & excursions en mer • Arradon

Au départ d’Arradon ou de l’île aux Moines, le Fal Ben invite à prendre le large sur le golfe du Morbihan. Ce canot traditionnel gréé en bourcet malet, à la coque de chêne, enchante ses passagers de tous âges.

À chacun son programme : balade à la journée avec pause plage, demi-journée au cœur des îles ou sortie apéritive en soirée, à apprécier avec modération. De une à six personnes embarquent pour de belles sensations.

Naviguer à bord du Fal Ben, c’est avant tout découvrir le golfe du Morbihan, cette « petite mer » — c’est le sens de son nom breton, Mor Bihan — souvent citée parmi les plus belles baies du monde. Véritable mer intérieure communiquant avec l’océan par une passe étroite, le golfe est parsemé d’une multitude d’îles et d’îlots, dont les plus connues sont l’île aux Moines et l’île d’Arz. Ses eaux abritées, ses courants de marée puissants et ses paysages sans cesse renouvelés en font un terrain de jeu exceptionnel pour la voile traditionnelle, à l’écart des grandes routes maritimes.

Le bateau lui-même mérite que l’on s’y attarde. Le Fal Ben est la réplique fidèle d’un « borneur », ces petits caboteurs qui, dans les années 1870, assuraient le transport de marchandises et de passagers entre Arradon, Vannes et les îles d’Arz, d’Ilur ou aux Moines. Construit voilà une vingtaine d’années au chantier du Guip, sur l’île aux Moines, il perpétue un savoir-faire de charpente de marine ancestral, avec sa coque de chêne et son gréement au tiers dit « bourcet-malet ». Son nom, qui signifie « mauvaise tête » en breton, en dit déjà long sur le caractère bien trempé qu’on lui prête.

À son bord, l’esprit est celui du partage et de la convivialité. Loin d’une simple promenade passive, l’embarquement se veut participatif : selon leur envie, les passagers peuvent prendre part aux manœuvres, hisser la voile ou tenir la barre, et se sentir ainsi membres à part entière de l’équipage le temps d’une sortie. Reconnu comme bateau d’intérêt patrimonial, le Fal Ben fait partie de ces voiliers du patrimoine que la Bretagne s’attache à faire naviguer pour transmettre la mémoire de sa marine de travail. Embarquer à son bord, c’est donc aussi rendre hommage aux gens de mer qui sillonnaient autrefois le golfe au rythme du vent.

Au fil de la navigation, le golfe dévoile ses trésors cachés que seul un bateau de faible tirant d’eau peut approcher : passages étroits entre les îles, mouillages discrets, rives bordées de chênes verts et de parcs ostréicoles. Car le Morbihan est aussi une terre d’élevage d’huîtres, et l’on y déguste volontiers, au mouillage, quelques coquillages tout juste sortis de l’eau. Porté par une brise légère, le canot file au ras des flots, procurant des sensations à la fois douces et grisantes, dans le respect d’une mer dont il faut connaître les courants et les humeurs.

Bas sur l’eau, le voilier procure le plaisir de la glisse en toute sécurité, sous les conseils avisés de Nicolas. Au gré des abris secrets et des petits ports, on fait escale sur une plage ou pour quelques huîtres locales.