Lecture wbzh : Et un, et deux, et Groix…zéro ! – Avis

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Il y a déjà deux mois, je vous proposais la lecture de Et un, et deux, et Groix…zéro ! de Michel Dréan. La vie n’ayant pas été forcément très simple ces derniers temps pour moi, j’ai commencé le livre et je l’ai laissé trainé sur ma table de nuit en attendant de récupérer un peu l’envie de lire qui était passée au second plan.

Je l’ai donc lu en moins de temps qu’il fallait pour faire Lorient-Paris, aller-retour (le vrai luxe du train : la lecture !).

Je sors de cette lecture plutôt agréablement surprise. Comme je vous le disais, quand je lis une enquête, je mets la barre assez haut mais je savais aussi que je ne lisais pas un Connelly donc, je n’avais pas de folles attentes.

L’histoire : Léo Tanguy, cyber journaliste enquête sur la disparition d’un joueur de foot du club de Lorient. L’action se déroule sous fond de Festival Interceltique de Lorient et de rencontres avec la gente féminine. Pour résoudre son enquête, Léo doit passer par l’Île de Groix.

Ce que j’ai aimé :

– Le personnage anti-héros un peu (beaucoup ?) loser de Léo Tanguy est assez attachant. Très attachant même car si par moment on a envie de le secouer, j’ai tout de même eu envie de savoir ce qu’il devenait et j’avais une préférence pour une happy end.

– Me promener dans ce livre comme je peux me promener à Lorient et à Groix, en y reconnaissant des lieux, des noms, des bâtiments. C’est comme évoluer dans une zone de confort.

– La description fidèle du Festival Interceltique et de son ambiance incomparable.

– Les personnages secondaires comme Hercule, Marie-Jeanne ou Gillou qui donnent du relief à des scènes de vie quotidienne. Bien souvent, je trouve que ces personnages ne sont pas forcément bien mis en valeur et là, je trouve que Michel Dréan le fait avec talent et facilité.

 

Ce que j’ai moins aimé :

– J’ai été assez gênée au début par le style que je trouve un peu emprunté et pas assez fluide. Certains mots me semblent trop recherchés, pourquoi par exemple dire que Léo aimerait bien se réincarner en canidé alors que chien suffit largement ? A côté de ces attentions de langage trop systématiques, les gros mots et le langage parlé sont légion et là encore, pas forcément utiles. Le style mériterait d’être épuré et moins tarabiscoté selon moi.

– Le côté libidineux de certaines scènes avec notamment une jolie collection de garces trop caricaturales pour moi.

– Le côté un peu expéditif de l’enquête qui passe durant une bonne moitié de roman au second plan, étouffée par l’ambiance du FIL.

 

Comme vous pouvez le constater, cette lecture ne m’a pas laissée indifférente dans un sens ou dans l’autre et finalement, c’est ce qui me plaît, réagir et avoir des émotions en lisant un livre.

4 commentaires

  1. Bonjour,
    assez marrant de voir un de ses livres commenté. En plus sans aucune complaisance, ce qui est très honnête et salutaire pour un auteur 😉
    Juste quelques remarques : OK avec vous la couverture est un peu ratée. A la décharge de l’éditeur, ce n’est pas celle qui était prévue au départ mais un différent avec un certain gros club de la région lorientaise nous a obligé de changer tout à la dernière minute et aussi un peu le contenu du livre. Après, il faut savoir que Léo Tanguy est un personnage récurrent, repris par plusieurs auteurs différents sur le principe du Poulpe. Ce qui oblige à respecter un cahier des charges et une bible du personnage avec ses qualités et ses travers. C’est un exercice intéressant et ludique que je ne regrette pas. C’est aussi une collection faite pour être lue facilement (dans le train ou ailleurs), que l’on peut qualifier de populaire dans le bon sens du terme.
    Voilà, longue vie à votre blog et prêt à débattre de polar et autre littérature quand vous le voudrez.
    Amicalement.
    Michel Dréan

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