Quitter Paris 3 ans après : le pourquoi du comment

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Je me lance aujourd’hui dans la rédaction de quelques billets concernant notre changement de vie, notre migration de Paris vers la Bretagne parce que je reçois beaucoup de questions sur le sujet. Je me suis dit que cela pouvait intéresser pas mal de monde effectivement.

Il y a 8 ans mon mari et moi avons pris cette décision : quitter Paris, pour la Bretagne.

Plus précisément, pour le coin de Bretagne où il a grandi dans le sud Morbihan. Là où vivent encore ses parents, sa grand-mère et ses amis d’enfance. J’avais eu le coup de coeur pour cet endroit qu’il m’avait fait découvrir dès le début de notre histoire. Nous avions d’ailleurs décidé de nous y marier. A cette époque, nous allions quitter notre appartement du 19e arrondissement pour acheter un appartement en banlieue, notre tout premier achat.

Nous nous sommes dit que cet achat était un premier pas pour mettre de l’argent de côté et pour réaliser notre rêve. A nous ensuite d’organiser nos emplois pour rendre ce départ vers la Bretagne possible. C’est ce que nous avons fait. Moi en devenant rédactrice freelance, lui en montant sa boîte.

Pour la date, nous visions l’entrée en maternelle de notre aîné (2011) ou l’année suivante (2012). Après un hiver 2009-2010 très difficile pour raison de santé, nous avons décidé de partir en septembre 2011 quoiqu’il arrive.

Nous ne supportions plus les retours de vacances. J’avais l’impression d’enfermer mes enfants dans une boîte quand je fermais la porte de notre appartement pourtant sympa. Je ne supportais pas d’être coincée dans les embouteillages ou dans les transports en commun, ça me rendait aigrie.

J’avais besoin d’avoir une sécurité familiale autour de nous, besoin de savoir que s’il m’arrivait un pépin et que mon mari travaillait, quelqu’un d’autre pouvait assurer. Nous avions besoin d’air frais, de voir la mer plus souvent. Nous avions besoin d’horizon.

Je ne pouvais plus passer mes journées à travailler pour ne voir mes enfants qu’1 heure par jour après avoir pris le RER durant 2h45… Mon mari n’en pouvait plus de travailler chaque soir tard et de ne croiser ses enfants que le matin. C’était trop, ce n’était pas la vie que nous voulions.

Nous étions mûrs pour partir sans le regretter.

Nous étions prêts à louer une maison au début pour tâter le terrain et attendre le coup de cœur, pour prendre le temps et puis je suis allée visiter seule quelques maisons en mai, juste pour voir, et j’ai littéralement flashé sur notre maison.

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Cette maison était parfaite et en plus, elle était à côté d’une école, entre les maisons de mes beaux-parents, pas trop loin de la gare…

Tout s’est fait rapidement. Nous avons vendu notre appartement banlieusard, obtenu le prêt de la banque, signé le compromis, trouvé une nounou à 1 km, inscrit notre grand à l’école…

C’est un peu comme si tous les éléments du puzzle dont nous rêvions se mettaient en place…

Bien sûr, il a fallu quitter nos amis parisiens, abandonner les livraisons de sushis et d’indien, changer certaines de nos habitudes de Parisiens mais nous nous sommes très vite fait à cette vie. Les amis viennent nous voir et passent une nuit ou quelques jours, on se redécouvre autrement finalement. Pour les sushis et l’indien, nous allons désormais « en ville » ou on prend à emporter.

Concernant le travail, je bosse depuis chez moi, j’ai des clients dans toute la France et si besoin, je les rencontre mais nous travaillons très bien à distance. Mon mari part à Paris 3 jours par semaine et nous le voyons beaucoup plus qu’avant parce que quand il est là, il est là. Quand il rentrait à 22h30 tous les soirs, c’était bien plus dur pour moi et pour les enfants. Enfin, je crois.

Nous sentions au fond de nous que Paris ne nous manquerait pas et c’est vrai. Je suis super heureuse d’aller de temps en temps « à la capitale » et même si j’y ai toujours mes habitudes et mes repères, je la regarde d’un nouvel œil et je l’apprécie bien plus qu’avant.

 

85 commentaires

  1. C’est un changement de vie que j’envie et qui me fait rêver …

    J’aurais adoré le faire, mais Monsieur mon mari est plus casanier et maintenant les enfants ont grandi.

    Au final, cet été, je regardais les maisons en Bretagne pour nos vieux jours et je faisais rire nos copains 😉

  2. Je t’ai finalement rencontrée enceinte de Petite Gavotte (j’ai un doute), juste quand tu as quitté la région parisienne, on était voisines sans le savoir. On se reverra hein ?
    La sécurité familiale, le bien-être ça n’a pas de prix je trouve, mais pas donné à tout le monde 🙂
    C’est important aussi quand on peut privilégier ce point.
    Cela dit, vous avez trouvé votre rythme de vie, c’est votre équilibre, c’est important d’écouter son cœur.

    1. Oui, j’étais enceinte de Petite Gavotte et j’avais quitté la banlieue depuis presque 1 an, ça file, ça file !

  3. Ancienne banlieusarde, émigrée à Montpellier, je goute chaque jour le délice d’une vie sans embouteillage, des week-end à la plage, du marché de producteur locaux, du soleil sur ma peau et des senteurs de garrigue. Je suis sûre que j’aurai su me faire tout autant à la Bretagne ^-^

  4. Ici on a un peu fait « l’inverse ».
    Originaire de Bretagne (nantaise faut pas le dire trop fort), j’ai pas mal bourlingué avec mon mari à travers la France et le monde aussi (à tel point qu’en 5 ans nous avions eu 3 adresses différentes).
    Et nous avons atterri à Paris…
    3 ans avec de très bons souvenirs: les copines, la facilité à trouver certaines choses facilement (rien que les séances de cinéma en VOST)
    mais aussi des mauvais: les transports en commun, la pollution, et cette impression d’être en boite aussi…
    Donc dès que l’on a pu, direction le « bout du monde » de la Bretagne et depuis 1 an que nous sommes posés, nous revivons! Mon mari s’éclate dans son travail (moi un peu moins mais bon ça reviendra), les enfants sont heureux, ils ont leur grand-mère à moins d’1 km, leur oncle et tante pas loin aussi et ça fait de suite du stress en moins!

  5. Nous avons depuis longtemps le projet de quitter la région grenobloise pour vivre en Bretagne. Mais pour des questions familiales, nous avions décidé que nous ne ferions le grand saut que lorsque nos quatre enfants n’auraient plus besoin de nous ici (si tant est que ce jour arrive…). Depuis cet été, nous avons enfin fixé une échéance : la grande transhumance se fera à partir du second semestre 2016.
    Nous savons où nous voulons nous fixer, nous y avons des amis. Mon époux a ses parents pas très loin. Je scrute l’immobilier, commence à me renseigner sur le travail que je pourrai trouver en prenant des contacts même si c’est tôt, savoure les sites et blogs bretons, fais des rêves couleur de mer… après des années d’estomac noué et larmes aux yeux en quittant la Bretagne en fin de vacances, cette année je suis revenue avec moins de mal : je sais enfin QUAND nous y vivrons.
    Pour l’homme c’est réglé, il montera une boite avec un ami déjà sur place et qui lui tend les bras depuis longtemps.

    Bref, nous nous organisons tout doucement, mais qu’est-ce que ça fait du bien d’avoir enfin une échéance !!

    Votre blog fait partie de ceux qui me donnent chaud au cœur, merci à vous deux 😉

    1. Se donner une date, c’est avoir un objectif et mettre en oeuvre tout pour y arriver, ça a bien marché pour nous, bonne chance !

  6. vous en rêviez, et vous l’avez fait! En plus pour les enfants je trouve que l âge était parfait, car plus ils grandissent, plus les changements peuvent être difficiles à vivre !
    D’autre part au fil des mois votre nid familial devient de plus en plus beau et douillet !
    que du bonheur! m^me si parfois ça doit ne pas être si simple ! et surement épuisant! mais une fatigue bien plus supportable, j imagine, que celle de la folle vie parisienne

    1. Oui, c’était pile au bon moment je pense pour les petits, c’était le but aussi, ne pas changer Kouign Amann d’école.

  7. Avec mon mari nous avons essayer de partir également de notre Normandie pour vivre en la jolie ville de Nantes malheureusement mon mari n’a pas trouver de travail sur place et nous n’avons pas réussi à vendre notre appartement… Payer deux loyers étaient trop dur financièrement et je devais m’absenter toute une semaine par mois le reste du temps travail à la maison. Ne plus avoir de collègues et être loin de mon cher et tendre une semaine était trop dur nous sommes donc retournés vivre dans notre petite Normandie avec des regrets mais au moins nous avons tentés l’expérience peut être que si un jour nous arrivons à vendre notre appart nous essaierons à nouveau.

  8. Tout ce dont nous rêvons depuis quelques temps… Bretons tous les deux, mon mari prof a été muté dans le 91 et depuis le début nous demandons la mutation pour la Bretagne. Mais… la Bretagne est tellement demandée, il y a très peu de postes donc nous prenons notre mal en patience. Maintenant que la famille s’est agrandie, c’est encore plus dur. Le plus grand réclame le jardin de papi et la mer. Il a besoin de grands espaces ! Quant à nous, nous supportons de moins en moins le bruit ambiant et avons de plus en plus de mal à voir les bons côtés de la vie parisienne. En espérant que la demande de mutation tant attendue soit acceptée au plus tôt !!!

  9. Je viens du sud (enfin ma famille) pourtant depuis 1 an que je découvre la Bretagne dans les yeux de mon Mr Charming j’avoue avoir les même envies… on revient juste d’une semaine paradisiaque et déjà le stress parisien me fait peur. J’espère que nous aurons le courage un jour aussi de partir
    Merci pour ce beau témoignage motivant 🙂

  10. jai aussi fait ce grand saut il y a 3 ans et pour rien au monde je ne retournerais sur paris!
    meme quand je n’y vais que pour le wk je haie ces transports en commun, cette foule et ce stress que ça me procure. Pourtant plus jeune jadorais cela….

  11. Déjà 6 ans ! originaires de Rennes et rencontrés dans le RER parisien (oui oui ça existe), nous avons fait le choix de ne plus être des poissons dans un aquarium dans notre petit appartement sans perspectives et de subir les coups de blues du retour en TGV sur Paris…. Une opportunité pro en or pour lui et pour moi des aléas professionnels avec néanmoins de très belles expériences et de superbes rencontres professionnelles. ll reste qu’entre temps 2 marmots sont arrivés (avec heureusement la famille à portée de main) et les we à St Malo à 40 minutes de la maison… Bref, no regrets !

  12. Beau témoignage…Y’a du bon partout…Après c’est une question d’équilibre (mental ? ^^) J’ai quitté Paris il y a 7 ans maintenant…7 ans de Toulon (_pour un marin…vous l’aurez compris ! hein ?_)…7 ans que je n’ai pas réussi à savourer, à apprécier …Depuis 1 mois, nous voilà en BZH à l’entrée de la Presqu’île de Crozon…et là, je suis comme un poisson dans l’eau.

  13. Je ne suis pas à Paris. Ni dans un tout petit appartement… J’ai la chance d’habiter aussi dans une région magnifique les monts du lyonnais, une grande maison, un grand terrain… Mais je suis loin de ma Bretagne natale, loin de ma famille et c’est très pesant ! J’aimerai tant pouvoir revenir.
    Mais mon mari n’est pas prêt. Sa famille à lui est dans les Alpes. Et non seulement la Bretagne serait s’éloigner encore de sa famille, mais en plus la météo ne lui convient pas 🙁

    Je vous envie !

  14. Ca me parle tellement!
    Nous sommes à 2 doigts de partir nous aussi de la ville, mais c’est beaucoup plus compliqué à organiser; le métier que je fais n’existe pas en free-lance, pas de grands-parents sur place, c’est la grande inconnue.
    Merci pour ce billet qui apporte toute fois de l’eau au moulin de ma réflexion…

    1. Je ne serais pas partie si ma famille n’avait pas été ici et j’ai dû aussi changer de métier, j’étais journaliste avant. Bonne réflexion.

  15. Je compatis complètement à ce changement de vie complet puisque nous sommes nous aussi sur le point de quitter Paris. La bretagne nous tentait bien mais pour le moment, nous avons choisi le Nord de la France ! Merci pour cet article qui tombe à pic !!! ^^

  16. Nous venons de vivre le même mouvement en quittant Bordeaux et notre appartement joliement retapé à neuf. Bébé numéro 3 arrive avec 2 ans d’avance dans notre projet familiale. Mais grâce à elle, tout a basculé, nous tombons amoureux de notre jolie maison de bourg, où nos 3 filles peuvent s’épanouir, l’appartement est vendu en 4 mois et la perspective d’une nouvelle vie recentrée sur notre famille nous soulage.
    Première rentrée à la campagne en plein Sauternais réussie !!
    Fini la course, le tram, la fatigue du bruit. Nounou est en face de notre maison, l’école à 3 min. Et étant indépendants tous les deux, rien ne change vraiment pour nos boulots. Peut être simplement un épanouissement personnel qui est le vrai luxe de nos jours. À mon sens 🙂
    L’argent et la réussite professionnel ne remplaceront jamais le bonheur de voir ses enfants grandir 🙂
    Faut avoir du courage pour quitter une vie et surtout s’avouer qu’elle ne correspond plus au schéma du début de notre vie professionnelle et familiale.
    Vive le grand air !!!
    Et bonne continuation pour la belle nourserie !!!

  17. Chère Marjolaine,
    je vous suis depuis quelques temps sans jamais oser poster de commentaires… Mais là, je craque!
    Je rêve depuis des années de vivre en Bretagne et je ne connais que trop bien ce pincement au coeur chaque fois qu’il faut rentrer en région parisienne. Nous avons passé deux ans de suite nos vacances dans le golfe et j’y ai laissé mon coeur… Mais le travail de mon mari est à Paris et dans sa branche, il n’y a rien ailleurs…
    Vous rapprocher de vos familles a dû quand même bien faciliter votre changement de vie. Nos parents à tous les deux habitent tout près de nous, donc partir (Bretagne ou ailleurs) reviendrait à quitter cette facilité d’avoir des liens familiaux. Si vous n’aviez eu personne en Bretagne, auriez-vous fait le même choix? Voilà une question dont la réponse m’intéresse! 🙂

    Profitez bien de votre belle région!
    Florence

    1. Merci Florence. Alors non, je n’aurais pas quitté Paris juste pour vivre ailleurs. Deux chose sont joué plus que tout : la famille et la proximité de la mer. Pour moi, vivre à une heure de la mer (ou de la montagne), ça n’aurait pas été pareil parce que ça n’aurait pas fait partie du quotidien.

  18. J’ai l’impression de me lire dans ce billet et tu le sais je te comprends à fond… Même si je n’ai pas encore réussi à atteindre la Bretagne, je suis à mi-chemin, et retourner à Paris me serait impossible… Aujourd’hui je vais enfin quitter définitivement la capitale, avec pour but de ne jamais plus y revenir, sauf pour voir les copines ou pour des évènements sympas… La vie en région parisienne, c’est pas vraiment la Vie, la Vraie.

  19. Merci pour ce billet très complet ! Quel beau projet vous avez réussi à accomplir !
    Cela me conforte encore plus dans mon projet de télétravail 2 jours par semaine. Question pratique (et perso désolée) : où dort ton mari pendant ses 3 jours à Paris ? Avez-vous trouvé une solution économique ?

    bon courage pour la phase de camping des travaux !

    1. Il partage un appartement avec ses associés qui habitent également en province et qui ont fait les mêmes choix de vie que nous.

  20. Tiens, nous aussi avons quitté PAris il y a 3 ans. Mais pour Perpignan, le soleil, la mer, la montagne. Nous ne regretons vrament pas non plus, même si certains aspects de la capitale sont irremplaçables.

  21. C’est amusant de lire ton récit car mon mari (d’origine bretonne) et moi nous sommes aussi installés en Bretagne récemment après nous être contentés d’y venir en vacances pendant des années. En fait, il a enfin pu obtenir sa mutation pour les Côtes d’Armor en 2012 au bout de 12 ans passés dans le Nord-Pas de Calais d’où je suis originaire. Après avoir pris une location, le temps de visiter des maisons à vendre, nous avons trouvé notre bonheur, en l’occurrence une grande longère que nous redécorons depuis 18 mois. Nous n’avons pas de famille ici sur place mais nous sommes vraiment ravis de cette nouvelle vie et n’avons aucun regret!
    Bravo pour le choix de votre maison, vraiment superbe, et bon courage pour vos travaux!

  22. Presque tout pareil (du moins au début): on a quitté notre appart à Paris pour acheter en banlieue. Ce fut déjà difficile pour nous qui voulions quitter la RP, mais à l’époque, impossible de travailler ailleurs qu’à Paris pour moi ou en RP pour lui. Après 6 ans et 2 enfants plus tard, le jour de mon anniversaire, nous avons passé la soirée à nous morfondre de notre situation. J’étais en free lance depuis 2 ans, mais lui ne trouvait rien en Province. Alors on a dû faire un choix: on a fini par faire ce qu’on refusait depuis le début: chercher à aller plus loin de Paris tout en restant en RP. Et bien nous en a pris ! Nous avons découvert un petit village adorable, où la vie ne ressemble en RIEN à celle que l’on imagine quand on dit « banlieue parisienne ». Et nous sommes tellement heureux de notre choix ! La famille s’est agrandie, je bosse toujours chez moi, je suis à 5 minutes à pied de l’école, j’ai un jardin d’où je viens de récolter des framboises pour le goûter, j’ai fait de chouettes rencontres. J’ADORE. Alors non, nous ne sommes pas en province, mais la région parisienne a ses petits trésors cachés et nous sommes heureux d’en avoir trouvé un qui nous convenait parfaitement ! Bon courage à toutes celles et ceux en plein questionnement/pleine recherche, ce n’est vraiment pas évident !

  23. Je dois te remercier pour ce billet. Nous sommes rentrés de vacances (de notre Bourgogne chérie) heureux comme jamais et en une semaine nous sommes laminés. Nous avons la sensation de ne rien faire de bien pour nos enfants, d’être tiraillés, écartelés par tout ce qu’il faut gérer à cause du temps de transport infernal que nous avons. Et ton billet je l’ai fait lire à mon mari. Nous avons peur. Nous n’avons plus nos parents. Nous avons eu du mal à trouver nos emplois. Nous hésitons à nous lancer, à monter notre boite et partir en Bourgogne. Nous venons de nous appeler suit à la lecture de ton billet et nous envisageons déjà des pistes pour l’année prochaine. Réduire le temps de l’un, adapter celui de l’autre pour pouvoir mettre en place notre projet et nous lancer un jour. Ce ne sera sans doute pas tout de suite, nous aurons besoin d’être patients mais tu nous as redonné espoir!!!!!!!!!

    1. Prévoir, ça donne déjà de l’air et plus tu y penses, plus tu mets en place des choses pour que cela arrive. Bonne chance à vous.

  24. Mes parents sont en Bretagne et j’adore cette région où j’ai vécu une partie de mes études.
    Une fois mon permis en poche, pourquoi pas quitter Lyon et offrir nous une autre qualité de vie ?

    1. Si je peux me permettre : pour avoir habité Paris et maintenant habiter Lyon, cela n’a rien à voir ! Il n’y a a pas en région lyonnaise le stress de la vie parisienne ni les heures de transport.
      Je me retrouve bien dans les propos de Marjolaine et la quiétude de la vie en province et pour bien connaître aussi la Bretagne je trouve que la qualité de vie y est similaire. Différente mais équivalente, chacun son petit coin ! J’envie à mon frère finisterien la mer, et il m’envie la montagne ! Ce qui est vraiment dur , c’est de trouver le juste équilibre vie familiale / vie pro.

  25. Quel beau choix pour votre famille.
    ça nous conforte dans le notre, continuer à vivre au bord de la mer, dans le Nord, et avec un mari qui travaille sur Paris. Ça fait 5 ans et on arrive pas à se dire qu’il faudrait quitter notre région pour une vie parisienne. Pourtant, parfois, c’est dur, ces départs toutes les semaines vers la Capitale. Heureusement il a un emploi de chercheur qui lui permet de partir 3/4 jours maximum par semaine. Mais il nous manque la semaine!
    Mais parfois des petites choses nous font dire que vraiment c’est un sacrifice qui vaut le coup! Par exemple, lundi soir, il faisait très beau, on a pu, sur un coup de tête, aller pique niquer avec la petite sur la plage! Et ça, ça n’a pas de prix… Je n’ai jamais vécu en région parisienne mais je crois que je ne m’y ferais pas.
    Merci pour votre article, et j’ai hâte de lire les prochains !
    Bonne journée

  26. Je me mis a rire. 😀 Je n’avais pas compris qu’il est tel grand un saut à se déménager en Bretagne. Il peut changer beaucoup pour l’individu, bien sûr, et ça c’est chouette, mais il y a d’électricité, de l’eau, de l’internet, on peut acheter le bois de chauffage — on ne doit pas abattre les arbres soi-même — et le climat est doux… qu’est-ce qu’ils vous demandent, ces gens ?

    On me demande de temps en temps (assez rarement) qu’est-ce que je fais ici, et encore plus si la Bretagne me plaît ou si ma famille me manquent, mais j’ai supposé que ça c’était parce que je viens de l’étranger.

  27. La Bretagne est la région qui a toujours fait vibrer mon coeur, et nous avons bien failli nous y installer il y a quelques mois, après 7 ans à Lille. Nous avons finalement choisi la région Rhône-Alpes, et la Drôme, où nous prenons nos marques depuis quelques mois.
    J’ai grandi en région parisienne, mais je suis bien heureuse que nous ayons posé nos valises dans un coin plus vert.

  28. Je te suis depuis quelques temps sur marjoliemaman et ici mais je n’ai jamais osé poster un commentaire…. alors aujourd’hui je me lance car j’ai l’étrange impression de me lire dans ce billet ! Mon mari et moi-même sommes originaires de Bretagne où nos familles vivent toujours et comme tu le décris si bien c’est le cœur serré que nous retrouvons notre vie parisienne à chaque retour de vacances . Nous rêvons de pouvoir nous installer nous aussi en Bretagne auprès de nos familles mais comme nos boulots ne nous le permettent pas nous avons quitté notre appartement parisien en 2011 pour notre premier achat à Banlieue-sur-Marne « en attendant ». A défaut de pouvoir rejoindre notre Bretagne natale, nous avons décidé de faire notre prêt dans une banque bretonne ! La valse des transports et du rythme parisien me rend moi aussi d’une humeur massacrante, surtout depuis la naissance de ma fille car cette sécurité familiale dont tu parles me manque énormément. Notre échéance à nous est la rentrée en primaire de notre minipuce, le temps de trouver THE solution pour nos boulots respectifs. Je voulais donc te remercier pour ce billet qui me fait tant écho et pour ce blog qui me fait voyager chaque jour dans ton petit coin de paradis qui est aussi le mien . J’espère que la suite de mes aventures ressemblera autant aux tiennes…

  29. Moi c’est l’inverse. Je suis né en Bretagne, j’ai vécu dans ton village, dans les villes à côté et bonzé chaque été sur nos belles plages. Je n’ai qu’une trouille, c’est de devoir partir en ville pour trouver un job. (en ville parle de Paris, mais aussi de rennes et nantes… trop grand pour moi)
    Après une journée de boulot stressante, j’ai pris l’habitude de marcher jusqu’au chemin de terre à coté de chez moi pour regarder le soleil se coucher sur la rade.
    N’avoir que la porte de sa maison à passer pour prendre un grand bol d’air frais, c’est le pied ! c’est ça la Bretagne !

    par contre, pour la livraison de sushi… il y a encore du progrès !

  30. Originaires de Lorient, on est en ce moment confrontés à ce dilemme: quitter l’IDF pour un retour en Bretagne Sud. Les avantages: adieu les 4h de transport en commun quotidiens, plus de temps passé avec mon bébé, le filet de sécurité familial en cas de pepin. Le risque: repartir à zéro niveau professionnel en quittant un job confortable matériellement. Dur dur…

  31. Je lis ton billet avec une certaine émotion, car ce changement de vie je l’attends avec impatience, pas pour la Bretagne mais pour l’étranger qui va enfin arriver dans surement un an. Nous avons ce projet depuis longtemps et même si le temps passe vite avec les enfants, il va vite arriver aussi et la sirène commence à se faire entendre. Tu parles d’une nouvelle vie qui donne envie. MERCI

  32. C’est un sacré défi de quitter le lieu où on est établi pour aller ailleurs. Il y a 8 ans j’ai quitté ma Normandie natale (que j’aime pourtant, mais où je n’arrive plus à vivre) pour Nantes (je cherchais une nouvelle ville, j’ai visité, j’ai eu le coup de coeur), et je ne regrette pas. C’est l’endroit où je me sens bien (même si ma famille me manque) , j’y ai trouvé l’homme de ma vie avec qui j’ai fait 2 enfants formidables ^^ C’est quand même le bonheur 🙂

    1. Réfléchissez bien, j’ai quitté l’I.D.F. pour aller en Morbihan… et je m’en mords les doigts !

  33. Pour moi quitter Paris a été une libération. 7 ans déjà et juste le regret de ne pas l’avoir fait plus tôt ! Nous habitons maintenant avec chéri et bébé dans le Gers et quel bonheur pour les amateurs de grand air que nous sommes !

  34. (Ce soir je me fais une session de rattrapage ici, quel plaisir !)
    Je me retrouve beaucoup dans ce billet 😉 Sauf que la Bretagne, c’est moi qui l’a faite découvrir à mon mari, c’est lui qui a bien voulu m’y épouser (en octobre, c’est bientôt l’anniversaire !)…
    Alors j’ai visité des maisons seules en mai (moi aussi), et on a tout trouvé comme par magie : la maison idéalement placée, l’école à 200 mètres, la place en crèche in extremis, le boulot pour lui 2 semaines avant la date du déménagement et moi, je créais ma boîte. Comme quoi, comme dit ma grand-mère : « quand ça doit, ça se fait ! »
    Et oui, les amis qui restent « là bas », c’est le point que je n’aime pas dans tout ça. Mais c’est comme si nous étions à notre place, impossible de regretter ! (on a essayé pour voir, mais ça ne vient pas)
    Et ici nous avons la livraison du japonais et des pizzas (mais pas d’indien je crois) !
    Ça fait un an… et c’est bien 🙂

  35. waouh ca fait vraiment rêver ! je suis bretonne (de brest ^^) et je suis depuis 5 ans à Paris, j’y est fait mes études d’infirmière et j’ai eu mon premier poste en réanimation. j’ai vraiment l’impression de vivre une vie qui n’est pas faite pour moi. Entre le boulot, le métro, la grisaille, les bouchons, les gens aigris, la pollution j’étouffe. Mon compagnon est brestois également et enfin on a décider de tout quitter =) il a un entretien très prometteur a Nantes vendredi et si c’est bon on quitte notre appartement du 17ieme pour la banlieue nantaise!! j’ai rarement été aussi stréssée! En tout merci pour ce blog qui ramène un peu de ma bretagne adorée dans mon salon parisien.

  36. bonjour je pense que je vais faire la même chose que vous mais je me pose beaucoup de questions , car moi ma masion en banlieu seras en vente masi pas vendu quand nous partirons si on part car toute la famille a ma femme est ici

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